La ciné-conférence organisée par la Fondation AIA et le Conseil départemental des Hauts-de-Seine, dans le cadre du Festival Close-Up, s’est déroulée au Musée départemental Albert-Kahn.
Dans un monde urbain normé et planifié, accueillir le sauvage suppose de repenser notre rapport au contrôle. Accepter qu’une herbe pousse dans une fissure, qu’un renard traverse un parc ou qu’un arbre perce le bitume de ses racines, c’est reconnaître que la ville doit accueillir le vivant sous toutes ses formes. Comment cette nature sauvage peut-elle réinvestir nos villes ? En quoi contribue-t-elle à l’amélioration de notre santé globale, c’est-à-dire physique, mentale et sociale ?
Avec :
Nicolas Gilsoul, architecte, docteur en sciences et paysagiste. Auteur de Bêtes de villes (2019) et Chlorophylle & bêtes de villes (2022).
Christine Hoarau-Beauval, historienne de la ville contemporaine, directrice déléguée & de la Recherche, Fondation AIA.
Anne Marchand-Guilbaud, cheffe de service Événementiel, valorisation, animation, au sein de la direction de la Nature et des Paysages, Conseil départemental des Hauts-de-Seine.
Emma Vilarem, directrice de SCITY. Docteure en neurosciences cognitives, spécialisée dans l’étude des interactions sociales.
Cette ciné-conférence a permis d’explorer ces questions autour de plusieurs idées fortes :
- La surprise d’une rencontre avec le sauvage : accueillir l’imprévu, le vivant non maîtrisé dans l’espace urbain.
- La connexion nécessaire au vivant : repenser notre rapport sensoriel et émotionnel à la nature en ville.
- L’invitation à la marche et à l’exercice en nature : un levier concret de santé publique et de bien-être.
- L’éducation au vivant pour tous : transmettre une culture du soin, de l’attention et de la responsabilité écologique.
- La nature sous toutes ses formes : potagers, espèces comestibles… comme vecteur de lien social, de cohésion et d’alimentation saine et durable.